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Quelle est la différence entre l'incrustation de bois et la marqueterie ?

Virginie Ruiz
Virginie Ruiz
2025-07-13 08:04:19
Nombre de réponses : 29
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La marqueterie est un art du décor, un art ancestral. Les premières marqueteries à proprement parler, des incrustations de marbre dans du chêne, ont été découvertes en Asie mineur, dans l’actuelle Turquie, ornant le palais du roi Mausole à Halicarnasse, en 350 avant Jésus-Christ. On nommera cette technique la Tarsia Certosina, ou l’Intarsia, procédé dérivé de la sculpture, qui consiste à creuser des cavités dans du bois massif afin d’y insérer des éléments de différentes matières. La technique consiste à découper des feuilles de placages contrastés en superposition, pour ainsi former en motif en party et contre-party. C’est au XVIIe siècle, vers 1620, que la Tarsia Incastro, aussi nommée méthode par superposition où marqueterie Boulle, est inventée par des marqueteurs allemands d’Augsbourg. Sous sa forme la plus primitive nous la découvrons en ancienne Égypte, durant l’Antiquité, ou l’incrustation de matière est employée pour décorer le mobilier. La différence entre incrustation de bois et marqueterie n’est pas clairement explicitée dans le texte fourni, mais il décrit plusieurs techniques de marqueterie telles que la Tarsia Certosina, la Tarsia a Toppo et la Tarsia Incastro.
François Leclerc
François Leclerc
2025-07-05 16:56:51
Nombre de réponses : 19
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L’art de la marqueterie, pratiqué depuis la plus haute antiquité, consiste à assembler et plaquer sur un bâti en bois des pièces de bois précieux ou exotiques, d’ivoire, d’os ou encore de métal. Comme l’illustre la quinzaine de pièces réunies pour cette exposition d’actualité intitulée « De la Méditerranée à l’Inde : la marqueterie en partage » , cet art du « déguisement » du bois a pris la forme, dans le monde islamique, d’une marqueterie le plus souvent géométrique ou inspirée par le règne végétal. Des passerelles sont jetées entre les arts décoratifs des terres d’Islam et ceux de l’Europe chrétienne : on découvre un siège espagnol du 16e siècle orné d’un décor dérivé de modèles nasrides et un coffre italien arborant des compositions géométriques inspirées de l’art islamique. Témoignant d'échanges plus lointains, le sous-continent indien est représenté par trois pièces de mobilier fabriqué au 17e et au 18e siècle dans les régions côtières de l’Inde occidentale. Conçues pour une clientèle européenne établie dans les comptoirs commerciaux de l’Asie, elles témoignent des interactions engendrées par l’ouverture de la Route des Indes. Dans cette sélection inédite figurent l’une des dernières acquisitions du département des arts de l’Islam, ainsi que des pièces habituellement laissées en réserve, dont quelques prêts d’autres départements du musée et du musée de Cluny.